Avec nos collègues de Constellium, à Issoire, nous représentons un pôle métallurgique de premier ordre à l’échelle quasiment mondiale ». ( Credit Photo @ Thierry lindauer – La Montagne)
Optimiste mais prudent dans un climat économique incertain, Georges Duval fait le point sur l’actualité de son groupe. Il revient notamment sur les investissements réalisés en Auvergne. «La place d’un pays sur notre planète est toujours fondée sur sa puissance industrielle… » En déplacement à Clermont-Ferrand, Georges Duval, président d’Aubert & Duval (1), a annoncé, hier, que son entreprise serait pleinement engagée dans la Semaine de l’industrie, du 19 au 25 mars (2). « Cet événement doit créer une dynamique pour montrer la place de l’industrie et la valoriser, de même que les filières professionnelles. L’industrie n’a pas l’image qu’elle devrait avoir », estime Georges Duval, qui a aussi procédé à un tour d’horizon de
Les sites auvergnats confortés
La crise. Après « deux années de descente aux enfers » où il a perdu 25 et 10 % de chiffre d’affaires, le métallurgiste a redressé la tête en 2011 et enregistré un CA de 690 M€. « Une partie de la crise est derrière nous, estime Georges Duval. Si l’énergie est en baisse et l’automobile en difficulté, l’aéronautique, qui représente plus de 50 % de notre activité, est repartie très fortement. Nous sommes optimistes avec une vision très dynamique de l’entreprise, mais on sait qu’on n’est jamais à l’abri d’un ralentissement dans un monde très incertain. » Les investissements en Auvergne. Les mois qui viennent feront l’objet d’une pause en matière d’investissements stratégiques, le temps pour A & D de les absorber et de valider les outils dont elle s’est dotée depuis trois ans.
Nous avons investi dans une presse à forger de 3.000 tonnes à Issoire (total de 27 M€), la construction d’une usine de fabrication de lingots de titane, à Saint-Georges de Mons (47 M€), et un four à induction sous vide, aux Ancizes, pour la fabrication d’alliages et de superalliages (32 M€)
Cela répondra à l’augmentation des cadences dans l’aéronautique. Mais il nous faut maintenant un peu de temps pour homologuer les processus ». Si la presse est déjà en activité à Issoire, sur les autres sites, la production de série devrait démarrer dès le deuxième semestre 2013. L’emploi en Auvergne. « L’implantation d’Aubert & Duval y est très forte. Avec 2.100 emplois sur cinq sites, nous sommes fiers d’être la deuxième entreprise industrielle du Puy-de-Dôme. Globalement, ce sont 6.000 emplois qui dépendent d’Aubert & Duval. »
« 100 embauches aux Ancizes »
En matière de recrutement, « nous embaucherons, cette année, 100 personnes aux Ancizes. En 2013 et 2014, le volume sera également conséquent », annonce Georges Duval, sans préciser de chiffre. La présence à l’étranger. Présente partout où les clients sortent des produits de haute technologie,
l’entreprise envisage de construire une unité de production aux États-Unis. « On ne peut pas ne pas être présent industriellement sur ce marché. Il faut qu’on soit américain. Mais c’est un travail de longue haleine ». Le projet pourrait aboutir d’ici 2015.
La réponse aux investissements des Chinois et des Japonais dans des presses, dans leur pays. « On a réfléchi à des partenariats mais cela ne nous semble pas la bonne forme. Notre réponse est de travailler avec nos équipes pour être encore plus performants. Il convient d’améliorer nos coûts, notre prestation vis-à-vis des clients, notre technique… Nous devons avoir une longueur d’avance technologique et accroître notre compétitivité et notre productivité. Il ne s’agit pas d’accélérer nos cadences mais de faire mieux avec le même outil. » (1) Filiale du groupe Eramet, A & D développe, élabore et transforme à chaud des aciers spéciaux, alliages et superalliages pour des clients dans les domaines de l’aéronautique, l’énergie, la compétition automobile, le spatial, le médical, la défense… (2) Parmi les rendez-vous, le site des Ancizes accueillera des lycéens et des étudiants, tandis que celui d’Issoire recevra des demandeurs d’emploi et des lycéens.
Source : La Montagne – Eric Barbier et Sébastien Besse













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